Comme moi, vous avez certainement une chanson (ou deux, ou vingt) préférée. Vous savez, LA chanson qui vous vient en tête n’importe quand, n’importe où. Celle que vous fredonnez en vous réveillant le matin, même quand ça fait 6 semaines que vous ne l’avez pas entendue.

J’en ai plusieurs.

Mais une chanson que j’adore particulièrement, qui me fait sourire chaque fois que je l’entends, c’est un vieux tube (1992) des Barenaked Ladies qui s’intitule If I Had A Million Dollars.

 

Quand je suis allé chercher le lien pour cette vidéo sur Youtube, c’est une pub du Casino de Montréal qui a joué… Ça ne s’invente pas!

 

Pour ceux qui ne connaissent pas les Barenaked Ladies, je vous dirais que ce sont un peu les ancêtres des Trois Accords, mais en (un peu) plus sérieux.

Dans cette chanson, les deux chanteurs disent tout ce qu’ils feraient si on leur donnait 1 million de dollars, là, juste comme ça. Comme manger du Kraft Dinner, beaucoup de Kraft Dinner, mais avec des ketchups de luxe. Ou acheter de l’art, mais pas Garfunkel.

C’est farfelu et très drôle. Je ne peux pas m’empêcher, chaque fois que je l’entends, d’imaginer ce que je ferais, moi, avec 1 million de dollars…

Je le fais chaque fois (les rares fois) où j’achète un billet de loterie. Je me mets à penser à ce que je ferais avec 25 ou 30 millions de dollars.

Alors, pour m’amuser, j’ai décidé d’écrire ce que je ferais avec 1 million de dollars.

Ce devrait être moins pénible pour vous que si je le chantais….

Voici ce que ça donne!

 

Adieu hypothèque

Si vous me lisez déjà depuis un petit bout de temps, vous devez vous douter que je ne suis pas du genre à faire beaucoup de folies avec l’argent. Et ce n’est pas avec 1 million de dollars que ça va changer.

Mon premier geste serait donc de rembourser mon hypothèque. Ce qui voudrait donc dire que nous n’aurions plus de dette. Rien. Zéro.

La paix totale.

SOLDE : 700 000 $

 

Épargne

Question de m’assurer de ne vraiment pas faire de folies, je mettrais la moitié du montant restant de côté. Pour la retraite, évidemment, mais aussi en épargnes-études pour mes enfants et dans des investissements à moyen terme.

SOLDE : 350 000 $

 

Maison, cadeaux et folies

Avec une partie du montant restant, je ferais des cadeaux aux membres de ma famille et à des amis (ceux que j’ai déjà, pas ceux qui arrivent comme un cheveu sur la soupe en entendant que j’ai gagné de l’argent…). Sans condition; ils et elles pourront en faire ce qu’ils veulent. Disons que je donnerais 200 000 $ en tout.

SOLDE : 150 000 $

Ensuite, il faudrait voir ce que l’on fait avec notre maison. On la garde et on la met vraiment à notre goût? On fait quelques rénos pour en améliorer la valeur et on la vend? Et on achète quoi à la place? On se fait construire la maison idéale, tout à notre goût? Avec 100 000 $ de plus, nous aurions près de 500 000 $ si on choisissait cette dernière option. Même ici, à Ottawa, nous pourrions avoir une très belle maison à ce prix.

SOLDE : 50 000 $

Il resterait donc 50 000 $ pour faire quelques folies.

Voyager, évidemment. La plage, sans doute. Mais j’aimerais aussi visiter l’Europe pour la première fois. L’Espagne, le Portugal et l’Irlande sont sur ma liste depuis longtemps. Les îles grecques, aussi.

Je visiterais aussi la Californie, pour réaliser un rêve, notamment. Celui de rouler sur la Pacific Coast Highway dans une Camaro 1969, que j’aurais louée sur place.

SOLDE : 0 $ (eh oui, déjà!)

 

Au travail, mais différemment

La phrase est tellement classique que Loto-Québec en avait fait son slogan principal pour vendre sa loterie 6/49, il y a quelques années : Bye bye, boss!

La plupart des gens qui n’aiment pas leur travail achètent un billet de loterie dans l’espoir de gagner suffisamment d’argent pour arrêter de travailler.

Ce qui n’est pas mon cas. Parce que j’aime ce que je fais. De toute façon, je ne peux pas vraiment dire Bye bye, boss, puisque mon patron, c’est… moi!

Donc, je continuerais à travailler. Cependant, je travaillerais différemment.

Je continuerais à faire ce que je fais présentement, mais je réduirais ma charge de travail. Pour avoir du temps pour voyager, bien sûr, mais aussi pour travailler sur d’autres projets que j’ai mis de côté.

Comme mes projets d’écriture. Mes romans, mes nouvelles, mes scénarios de films et de série télé. Atteindre la paix financière me donnerait la chance de consacrer autant de temps que je le souhaite à ces projets.

Je pourrais aussi investir de l’argent dans ces projets. Plus besoin de courir les éditeurs pour faire publier mes romans; je m’en chargerais moins même. Je pourrais aussi financer la production (en totalité ou en partie) d’un film que j’aurais écrit.

On s’amuse!

Alors, voilà comment je dépenserais 1 million de dollars. C’est certain que, sur papier, pour un exercice purement hypothétique, tout cela semble bien beau, parce que je le fais de façon rationnelle, à tête reposée.

Il n’y a aucune émotion en jeu ici. Pas de pression, non plus. Aucune crainte de ne pas prendre la bonne décision, aucune connaissance qui m’appelle pour m’engueuler parce qu’il n’a pas reçu sa part du gâteau.

Qui sait comment je réagirais si ça arrivait vraiment? Serais-je capable de me contrôler autant que je l’ai décrit plus haut?

Je l’ignore.

Mais bon, c’est amusant de penser à ce que je ferais dans ce genre de situation.

 

Et vous? Que feriez-vous avec 1 millions de dollars? Quelle serait votre première dépense?