NOTE : Je publie aujourd’hui le premier article d’une nouvelle contributrice, Fanny. Enseignante en pré-retraite, elle essaie de vivre en mode « simplicité volontaire ».  Ici, elle nous parle d’une de ses passions, qui est aussi devenue une façon de gagner un revenu supplémentaire. Je trouvais son histoire intéressante, donc j’ai décidé de vous en faire part. Si vous avez une histoire à partager, contactez-moi au [email protected]. Bonne lecture!

 


 

Je fais la tournée des bazars d’église depuis 25 ans maintenant.

 

Tout a débuté lorsque je me suis installée dans le quartier Villeray, dans le nord de l’île de Montréal. Il y en avait, des bazars, à cette époque! Mon préféré était celui de la paroisse St-Alphonse d’Youville. Ce bazar était géré par des personnes âgées, toutes bénévoles. C’était touchant de les voir travailler avec patience et amabilité.

 

Après avoir fait le tour de ce bazar, je faisais le tour des autres bazars du quartier. C’est donc dire que les automnes et printemps étaient des saisons occupées pour moi, car c’est à ces moments que se tiennent les bazars. Parfois, il fallait arriver tôt pour faire la file avant que ne s’ouvrent les portes!

 

Petit secret : j’aime bien passer lors de la dernière journée d’un bazar; c’est à ce moment que l’on nous offre de remplir un grand sac vert pour 5$. C’est payant!

 

J’ai eu de la chance : j’ai toujours trouvé des trésors. Des vêtements neufs ou presque neufs, à prix modique. Des souliers, des bottes … des vêtements donnés par des magasins, des sous-vêtements neufs.

 

Encore aujourd’hui, je fréquente beaucoup les bazars pour garnir ma garde-robe. Il m’en coûte environ 40 $ par année pour me vêtir. Je trouve aussi des vêtements pour ma mère et j’en ai trouvé beaucoup pour mon père. Des chemises à 1 ou 2 dollars, j’en ai acheté plusieurs, toutes très propres. Maintenant, j’achète des vêtements pour mes petites-nièces. Dernièrement, j’ai trouvé un mignon chandail signé Baby Gap encore neuf! Il était vendu en paire avec un autre chandail, au coût ridicule de 25 sous.

 

Il m’arrive de trouver de belles choses qui ne sont pas vendues à la dernière journée du bazar. J’en profite souvent pour les revendre sur Kijiji et me faire un peu d’argent de poche.

 

Un jour, j’ai trouvé une robe de première communion qui était très sale. Je l’ai payée 50 sous. Je l’ai lavée et fait sécher au soleil. Les taches ont disparu. Malheureusement, il n’y avait aucune communiante dans mon entourage. Qu’à cela ne tienne, j’ai publié une annonce sur Kijiji. J’offrais la robe à 10 $.

 

Une mignonne petite fille est venue la chercher avec sa maman. Elle a serré la robe contre son coeur. C’était très touchant de voir ses yeux briller!

 

Une autre fois, j’ai trouvé un manteau de chien rouge avec la tuque correspondante. Le tout était enveloppé d’un plastique déchiré. J’ai affiché l’ensemble à 5 $.

 

Un charmant petit chien est venu faire l’essayage, accompagné de sa maîtresse. Mignon comme tout! La dame m’a gentiment envoyé une photo du toutou, assis à côté de l’arbre de Noël, vêtu de ses vêtements de fête.

 

Je me souviens d’une jolie paire de souliers à claquettes que je destinais à ma petite-nièce. J’ai vendu la paire 10 $ à un papa ravi de faire une aubaine!

 

Il vaut toujours la peine de sauver un objet. Ce sont de petites sommes, c’est vrai. Je ne deviendrai pas millionnaire avec ça.

 

Mais cela va dans le sens de mes valeurs et le plaisir que je retire de ce processus fait mon bonheur.

 

Et quand ce qui fait mon bonheur fait aussi le bonheur des autres, je ne pourrais pas demander mieux!