À une époque pas si lointaine, je ne parvenais pas à équilibrer mon budget. Pourtant, je gagnais un bon salaire et mes dépenses fixes étaient raisonnables. Par contre, j’arrivais à la fin du mois et il ne me restait presque plus un rond. Pendant un certain temps, je m’étais même endetté de quelques milliers de dollars. J’étais loin d’être Savant !

Quand je repense à cette époque, je réalise à quel point je n’avais aucun contrôle sur mes dépenses. J’achetais, j’achetais et j’achetais encore, sans compter. Au diable la dépense !

Jusqu’au jour où j’ai vu la lumière au bout du tunnel et que j’ai décidé que c’en était assez. C’est alors que je me suis assis et que j’ai évalué mes dépenses.

J’ai rapidement identifié plusieurs choses que je pouvais arrêter d’acheter, ou en réduire drastiquement les quantités, du moins, afin de reprendre le contrôle de mes finances.

Voici les victimes du couperet.

Films et séries sur DVD/Blu-Ray

Je viens de regarder l’étagère sur lequel les films et les séries télévisées sur DVD ou Blu-ray sont rangés. J’ai fait un calcul d’inventaire rapide : 110 !

J’ai 110 films et séries télévisées de tout genre ! Sur ces 110 disques, il doit bien y en avoir une trentaine que je n’ai jamais regardés ! Je le sais parce qu’ils sont encore dans leur emballage original. De l’argent gaspillé pour rien, ça ressemble pas mal à ça !

Ensuite, j’ai essayé de me rappeler la dernière fois où j’avais regardé un de ces films ou séries. Si on ne tient pas compte des films regardés en famille, ou de ceux que les enfants ont regardé ensemble… et bien, je ne me souviens pas de la dernière fois !

Depuis que nous sommes abonnés à Netflix, c’est devenu la source principale de films et de séries télévisées. Quand j’ai le goût de regarder un film, je me tourne vers ce logiciel plutôt que vers ma propre collection. Au cours des 3 ou 4 dernières années, j’ai acheté un film sur DVD : Ghostbusters (l’original), à 5$, car la version française n’était pas disponible sur Netflix et que je voulais le regarder avec les enfants.

Mais comme j’ai fait plus que 5 $ en vendant certains films dans les ventes de garage, je peux me le permettre !

Revues et journaux

Il y a quelques années, je travaillais au 1000, rue de la Gauchetière Ouest, une tour à bureau située au centre-ville de Montréal, tout près du Centre Bell.

Dans le lobby, il y a un petit dépanneur. On peut s’y procurer des cigarettes, des collations, des billets de loterie et… des revues. Ils avaient, à l’époque, une sélection assez intéressante. Tellement intéressante, en fait, que j’y trouvais presque toujours quelque chose à acheter.

Au cours d’une semaine, je pouvais acheter deux, trois, ou même quatre revues. À un prix frôlant les 10 dollars chacune, ça montait vite !

Bien souvent, je lisais un ou deux articles dans chaque revue, puis je l’oubliais dans mon bureau ou dans le fond de mon sac pendant quelques semaines.

Heureusement pour mon budget, le problème s’est réglé pratiquement de lui-même depuis que j’ai quitté cet édifice. De plus, dans le secteur où j’habite, la sélection de revues est assez maigre, mis à part les présentoirs de l’épicerie. Et disons que La semaine et 7 jours, ce n’est pas vraiment ma tasse de thé !

Je me tourne maintenant vers les sites web des revues que je lisais à l’époque. La plupart des articles intéressants s’y trouvent. Ça me suffit.

Si vous aimez les revues, mais que vous souhaitez réduire vos dépenses, jetez un coup d’oeil à l’application Texture, disponible sur iOs et Android. Pour un frais mensuel d’environ 10 $, vous aurez accès à des dizaines de revues sous forme numérique. Vous trouverez des revues québécoises, canadiennes et américaines ; l’offre francophone est assez bonne, aussi.

Livres

Les livres sont pour moi une véritable obsession. Je n’ose même pas les compter ; je sais que j’en ai trop. Je sais qu’il y en a dans ma bibliothèque que je ne les lirai probablement jamais. D’ailleurs, j’en ai un, acheté il y a plus de 25 ans, que je n’ai pas encore lu.

Remarquez bien que tout ça ne m’a jamais empêché d’en acheter d’autres ! Et pas juste un ici et là. Non, j’y allais à coup de quatre ou cinq à la fois. J’ai toujours travaillé près d’une librairie – une chance que je n’ai jamais travaillé DANS une librairie ! Pendant mes pauses de dîner, ou après le travail, j’allais me promener dans les rayons chez Chapters, chez Indigo ou chez Renaud-Bray. Ou dans une boutique de livres usagés. Quand j’allais en vacances aux États-Unis, je cherchais toujours les librairies sur notre chemin.

Ajoutez les boutiques en ligne, comme Amazon, Alibris ou AbeBooks, et vous avez la recette parfaite pour faire éclater mon budget en mille miettes ! Sans parler de mes bibliothèques Ikea, qui débordaient de partout !

Encore une fois, le changement d’emploi et, surtout, de lieu d’emploi, a été salutaire. Il n’y a pas de librairie dans le parc industriel de Delson ! Bon, il y a une boutique Indigo au Dix-30, mais je tente de l’éviter le plus possible.

Aujourd’hui, j’achète encore des livres. Mais j’ai appris à me contrôler. J’ai compris que j’avais déjà bien assez de livres (comme en témoigne le cliché de ma bibliothèque ci-dessous). Quand j’ai besoin de nouveauté, je me rends à la bibliothèque municipale, tout simplement.

C’est plus Savant !

Bibliothèque

Question d’attitude

Pour la plupart des problèmes, la solution se situe assez souvent dans notre propre attitude.

Oui, les tentations étaient fortes à l’époque où je travaillais au centre-ville. Très fortes.

Ultimement, c’était à moi de résister à ces tentations. Si j’avais trouvé d’autres façons d’occuper mes pauses de dîner, j’aurais réglé mon problème. Mais je ne l’ai pas fait. Jusqu’à ce que je réalise que c’était un problème et que j’ajuste mon attitude en conséquence.

Voilà une approche Savante !