On s’apprête enfin à entrer dans ma période préférée de l’année. Le mois de décembre est à nos portes.

J’adore décembre.

D’abord, parce que ce n’est pas tout à fait l’hiver. D’habitude, il ne fait pas – 368 degrés, comme en janvier et en février.

Aussi, c’est souvent en décembre que tombe la véritable première neige (dans mon coin de pays, en tout cas). Et en décembre, la neige, c’est romantique, c’est bucolique. Je suis content de voir les flocons tomber, pas comme en mars où j’ai juste hâte que ça finisse pour ranger mes bottes et mon gros manteau.

Mais, surtout, décembre, c’est…..

Noël!!

Depuis ma jeunesse, je raffole de Noël et de tout ce qui l’entoure. Chaque année, le lendemain de l’Halloween, je suis prêt à installer mes décorations. On sort le sapin, les boules, le village et le train électrique, et on installe tout ça en écoutant les classiques des Classels, d’Elvis et de Mariah Carey et en buvant de la bière d’épinette!

Le problème, c’est que chaque année, j’ai le sentiment d’être de plus en plus seul dans mon camp.

Que ce soit sur les réseaux sociaux ou au sein de mes groupes de travail, je me fait rabrouer et (presque) insulter chaque fois que je partage mon enthousiasme pour cette fête.

On dirait que les gens détestent Noël.

Pourquoi?

Certaines personnes peuvent avoir des raisons émotives et très personnelles de ne pas vouloir célébrer pendant cette période. Le temps des Fêtes peut réveiller de mauvais souvenirs pour bien des gens et je le comprends très bien. J’espère que ces gens retrouveront le sourire un jour et pourront profiter de ces moments de réjouissance.

Par contre, je sais aussi que ce n’est pas le cas de tout le monde.

Je sais que plusieurs personnes tournent le dos à Noël parce pour eux, Noël est synonyme d’une seule chose : le magasinage.

La course folle dans les magasins pour trouver LE cadeau idéal pour papa, maman, chéri, fiston, fillette, neveux, nièces, échange de cadeau au bureau, etc. Le stress d’avoir à trouver une nouvelle robe ou une nouvelle cravate pour le party de Noël du bureau.

Malheureusement, Noël est devenu une fête archi-commerciale. Les publicitaires et les spécialistes du marketing s’en sont emparé et ont éteint la magie du temps des fêtes pour bien des gens. Année après année, ils essaient de vous faire croire que vos enfants ne vous aimeront pas si vous ne leur achetez pas la nouvelle console de jeux vidéo, que votre femme va vous quitter si vous ne lui acheter pas un collier en diamant ou une Mercedes de l’année.

Vous n’êtes pas obligés de laisser le côté commercial de la fête vous dominer et vous empêcher de vivre de bons moments.

Vous pouvez tout simplement profiter de cette période pour ce qu’elle devrait vraiment être : un moment pour se rassembler entre amis, passer du bon temps et se détendre. Après tout, vous avez travaillé fort tout au long de l’année, ce serait un peu ridicule de vous brûler davantage en faisant le tour de la ville pour trouver la dernière copie du nouveau Call of Duty, non?

Les souvenirs, mes plus beaux cadeaux

Si j’aime autant Noël, ce n’est pas parce que je reçois des cadeaux. D’ailleurs, je n’en reçois à peu près pas, car ma famille et moi avons décidé il y a longtemps de ne pas échanger de cadeaux. On gâte nos parents (un peu) et les enfants (juste assez) en leur donnant quelque chose d’utile.

Non, ce qui fait que j’aime autant Noël, ce sont les traditions qui viennent avec la fête. J’ai eu la chance de grandir dans une famille unie, qui aimait Noël et qui en profitait pour se réunir pour une des rares fois dans l’année.

Quand j’étais petit, nous fêtions Noël en réveillonnant le soir du 24. Ma mère se démenait pendant des semaines pour nous préparer un véritable festin, avec des sandwichs au poulet et au jambon, des mini-pâtés à la viande, des petits pains fourrés, de la salade au macaroni, etc. Je me couchais dans la soirée, puis mon frère ou ma sœur venait me réveiller à minuit en disant que le Père Noël était passé. Je courrais au salon pour regarder tous les cadeaux placés sous l’arbre.

Je m’en souviens comme si c’était hier.

Ce sont mes plus beaux souvenirs de Noël. Pas les cadeaux; je pourrais difficilement vous en nommer cinq, d’ailleurs (désolé, Mom!). Je me souviens d’avoir eu mon premier Nintendo à Noël, mais pour le reste…

Mes meilleurs souvenirs, ces doux moments qui sont restés gravés dans ma mémoire, ma mère n’aurait jamais pu les acheter dans un magasin.

Je pense à la légendaire partie de hockey bottine dans l’après-midi du 24 avec des amis. À la demande en mariage de mon frère. Aux soirées chez ma tante avec les cousins et les cousines que je voyais seulement à Noël. Aux repas du 1er janvier chez mon oncle. À la face de mon fils quand il a vu le Père Noël pour la première fois.

Je pourrais vous en parler pendant des heures. J’en ai 40, des Noëls comme ça, après tout!

La magie de Noël n’est pas dans les rangées de jouets en plastique chez Wal-Mart, ni sur Amazon.

Elle est dans ces moments de gaieté, de bonheur, de joie que vous passez avec ceux et celles que vous appréciez et que vous aimez.

Garder son cœur d’enfant

Évidemment, en vieillissant, les choses ont changé. La date du réveillon a changé, les conjointes et les enfants se sont ajoutés, ma mère est partie.

Mais ce n’est pas une raison pour effacer la magie. J’ai gardé mon coeur d’enfant et j’en suis très fier.

Chez nous, les traditions demeurent. Je me suis efforcé de préserver les traditions avec mon père, mon frère et ma soeur. Je me suis assuré que ma petite famille avait ses propres traditions, aussi. Je souhaite que mes enfants ne voient pas Noël comme étant juste une excuse pour recevoir des cadeaux.

Surtout, j’ai réduit mon niveau de stress à zéro (ou presque).

J’ai le sourire accroché aux lèvres chaque fois que j’entends Petit Papa Noël ou que je vois un sapin décoré. Je dors tranquille, parce que je sais qu’il n’y a pas de gros compte de carte de crédit qui m’attend en janvier.

N’en déplaise aux génies du marketing, j’ai choisi de profiter de cette période passer du bon temps avec ceux et celles que j’aime.

Passer des heures à courir dans les magasins pour trouver des cadeaux qui vont ramasser la poussière au fond d’un placard dans un mois, les autres peuvent le faire s’ils le veulent.

Je passe mon tour.


Si vous voulez essayer quelque chose de différent pour Noël cette année, je vous suggère de lire cet article publié l’an dernier. L’amie Nathalie, du blogue Économies et cie, vous suggère 5 astuces pour combattre le stress financier du temps des Fêtes.