« Je te le dis, moi, je suis bon avec l’argent. »

Combien de fois l’a-t-on entendue, celle-là?

Mais, en fait, comment savoir si nous sommes bons avec l’argent? Pourquoi suis-je bon, moi, alors que mon voisin, ma cousine ou mon beau-frère ne le sont pas, eux?

(Non, ça n’a rien à voir avec la Ferrari comme celle de la photo garée dans votre entrée…)

Cela dépend d’une foule de facteurs. Mais de tous ces facteurs, les plus importants sont sans doute votre personnalité et vos habitudes.

Voici une liste des types de personnalités qui ne seront jamais « bonnes avec l’argent » et quelques pistes de solution pour les aider.

Le pro de la procrastination

Le procrastinateur est un grand délinquant. C’est le genre de personne qui remet toutes les décisions les plus importantes au lendemain (qui ne vient jamais). Comme le budget. Le procrastinateur sait qu’il doit le faire, mais il va toujours trouver une raison de ne pas le faire tout de suite. La liste est longue : pour ces personnes, tout, absolument tout, peut être remis à plus tard. Sont pas stressés, eux. Ils ont le temps en masse.

Je l’ai assez dit : tout le monde devrait faire un budget, tout de suite. C’est valide autant pour le jeune de 16 ou 17 ans qui commence à peine à travailler que pour le préretraité qui veut faire le tour du monde.

D’ailleurs, les procrastinateurs évitent aussi d’épargner pour la retraite. J’ai le temps, je suis encore jeune, disent-ils. C’est une erreur : pendant que les années passent, leur argent ne fructifie pas. Plus ils attendent avant de cotiser à leur REER, plus ils perdent d’argent qu’ils pourraient gagner grâce à l’intérêt composé.

Évidemment, cette attitude finit toujours par les rattraper. Si vous voulez aider une personne à ne pas succomber à la tentation de procrastiner, vous allez peut-être devoir forcer la note. Forcez-la à s’asseoir et à faire son budget. Obligez-la à fixer des objectifs dès maintenant. Ouvrez-lui un compte d’épargne.

Elle vous remerciera plus tard.

Le négateur

Le négateur est un peu le cousin de la fesse gauche du procrastinateur, sauf que, bien souvent, il est encore bien pire!

Tel une autruche, le négateur adore se cacher la tête dans le sable quand vient le temps de parler de ses problèmes d’argent. Ses cartes de crédit sont remplies? Pas de problème, il va faire faillite, c’est tout. Pas d’argent pour payer les factures? La banque va lui en prêter. Aucun coussin de sécurité? Bof, il va trouver de l’argent quelque part. Et ainsi de suite.

Vous connaissez probablement quelques négateurs. Même quand vous essayez de les aider, ils vous ignorent. Malheureusement, ça prend souvent un incident majeur, comme une perte d’emploi ou un dégât dans la maison, pour qu’ils se réveillent.

La sangsue

La sangsue ne vit que dans le moment présent. Elle pense seulement à court terme. Mais, à la longue, elle finit par perdre tous ses alliés, toutes ces personnes dont elle profite, et se retrouve seule.

Le problème, c’est que la sangsue est souvent une personne très gentille. C’est un membre de la famille, ou un ami. Quelqu’un que vous connaissez depuis bien longtemps.

Mais c’est aussi une personne qui sait comment obtenir ce qu’elle veut. Elle vous fait toujours de beaux yeux quand elle a besoin de quelque chose. Surtout quand c’est de l’argent. Et comme vous ne voulez pas que cette personne souffre, vous acquiescez à sa demande. Comme une sangsue, elle restera collée à vous jusqu’à ce que le puits soit vide.

La sangsue ne voit que des cibles. Elle n’a pas de plan pour subvenir elle-même à ses besoins.

Si une sangsue est collée à vous, la meilleure façon de l’aider est souvent de lui couper les vivres. Dites-lui que vous ne lui donnerez pas d’argent, mais que vous êtes prêt à l’aider autrement. Donnez-lui le nom de votre planificateur financier. Achetez-lui un livre

Le paon

Le paon n’a qu’une chose en tête : sentir qu’il est plus riche que tout le monde. Il fera n’importe quoi pour avoir l’air plus riche. Bien sûr, ce n’est qu’une masquerade.

Le paon achète toujours le dernier modèle de téléphone, une bagnole de l’année, une montre en or, des bijoux, un manteau de fourrure, une maison d’un million…. Il ne se contente pas de suivre la parade; son seul objectif est de la dépasser.

Ce qu’il ne dit pas, c’est qu’il croule sous les dettes. Il ne paie jamais ses factures à temps et n’a pas d’épargne en vue de la retraite. Même s’il a un emploi stable et qu’il gagne un bon salaire, les dépenses dépassent toujours les revenus.

Il peut être très difficile de ramener un paon dans le droit chemin, surtout s’il se pratique depuis plusieurs années. Faites-lui comprendre qu’il n’a pas à se définir en fonction des biens matériels qu’il possède. Expliquez-lui que la famille et les amis sont plus importants que la nouvelle BMW qui vient d’arriver chez le concessionnaire. Les vrais gagnants sont ceux qui ont plus d’argent en banque que de paires de souliers.

Le martyr

Le martyr est facilement reconnaissable. C’est la mère qui donne tout ce qu’elle a à son fils qui dépense toutes ses paies au casino. C’est l’oncle qui retire de l’argent de ses REER pour le prêter à son ami qui veut (encore) se lancer en affaires. Bref, c’est la personne qui aide tout le monde avant de s’aider elle-même.

Ce n’est pas évident d’essayer d’aider un martyr, car c’est une personne qui se sacrifie pour rendre les autres heureux, un geste tout à fait louable.

Il faut lui faire comprendre qu’il ne pourra plus aider les autres à se sortir du trouble si elle-même est prise dans un trou profond.

Si vous connaissez un martyr, ne vous gênez pas pour le secouer un peu. Privilégiez la méthode « main de fer dans un gant de velours ». Oui, il pourra toujours aider quelqu’un qui en a vraiment besoin. Mais il doit penser à lui-même avant de lancer une bouée dans l’eau à la personne qui est en train de se noyer.

Le défaitiste

Le défaitiste sait que la partie est déjà perdue avant même qu’elle ne commence, parce qu’il est convaincu qu’il ne lui arrivera jamais rien de bon. Il n’investit pas parce qu’il est convaincu qu’il va perdre son argent. Il ne prend jamais de risque parce qu’il sait que ça ne fonctionnera pas. Il ne pose jamais sa candidature pour le poste qui vient de s’ouvrir au bureau, parce qu’il sait qu’il ne sera pas choisi.

Avoir un défaitiste dans son entourage, c’est lourd. De plus, un défaitiste est tellement convaincu qu’il n’est bon à rien que c’est pratiquement impossible de le motiver ou de l’aider à s’en sortir.

Comme bien des gens plus intelligents que moi l’ont déjà dit, il est impossible de récolter quoi que ce soit sans avoir d’abord semé des grains. Montrez à un défaitiste qu’il est possible que de bonnes choses lui arrivent. Aidez-le à faire son CV pour soumettre sa candidature à un nouveau poste.

Le mal informé

On dit que le savoir peut être dangereux. Eh bien, en finances,  rien savoir, c’est très dangereux.

Le mal informé ne sait pas comment fonctionne le marché boursier, ne sait pas qu’il peut cotiser à son CELI et il ne sait pas quelle est la différence entre une hypothèque à taux fixe et une hypothèque à taux variable. Il ne veut rien savoir des taux d’intérêt.

Être mal informé coûte cher. Signer une hypothèque sans avoir magasiné, ne pas se renseigner sur les cycles de vente ou les façons d’économiser à l’épicerie, c’est accepter de perdre de l’argent.

Malheureusement, le mal informé est souvent têtu. Ou bien, il refuse carrément d’apprendre. Si vous connaissez quelqu’un qui est mal informé, poussez-le dans la bonne direction. L’internet regorge de sites et de blogues remplis de précieuses informations. Accompagnez-le à la bibliothèque, où il pourra emprunter quelques livres pour améliorer ses connaissances.

L’accumulateur

L’accumulateur ne pourra jamais être bon avec l’argent, parce que tout son argent est consacré à l’achat d’objets. Il dépense, dépense et dépense encore pour acheter des choses dont il ne se servira jamais et qui finiront au bas d’une pile dans le fond de son garage.

L’accumulateur est tellement obsédé par l’idée d’acheter qu’il n’a plus de temps ou d’énergie pour penser à autre chose, surtout à l’état de ses finances.

Laisser son argent sous son matelas ou dans un compte d’épargne à faible taux d’intérêt est une autre forme d’accumulation. Cet argent dort paisiblement, alors qu’il serait beaucoup plus rentable de le faire travailler. Pourquoi pas aider l’accumulateur à ouvrir un compte à intérêts élevés, comme celui offert par Tangerine?

 

VOUS VOUS RECONNAISSEZ?

 

Si vous vous reconnaissez dans l’une (ou plusieurs) de ces personnalités, il est temps de changer.

Et vite, parce que le temps, c’est de l’argent. Plus vous attendez avant d’apporter les correctifs nécessaires, plus vous aurez à perdre.

Ensuite, vous pourrez aider les personnes de votre entourage qui correspondent à l’une des personnalités décrites ici.